Mon parcours équestre (en cours de rédaction)

1986 - 1989 : les débuts

A cette époque, je ne fréquentais pas encore de centre équestre.

J'ai découvert les poneys vers 6 ans lors de petites colonies de vacances de 5 jours au chateau de Jallaucourt, en Moselle. C'était l'occasion de fréquenter le milieu rural (tous les matins on allait chercher le lait à la ferme et nourrir les cochons, on s'occupait un peu des lapins, des poules, des oies...) et de faire de grandes ballades en sulkys, tractés par des shetlands adorables. Eh oui, je n'ai pas commencé par monter sur les équidés mais par l'attelage. J'ai de merveilleux souvenirs de cette époque, on était très proches des poneys, pas seulement pour les utiliser mais aussi pour apprendre à s'en occuper et à mieux les comprendre. Peut-être que mon goût des équidés têtus me vient de là, car les petites boules de poils qui nous tractaient avaient bien souvent un (très) fort caractère !

Durant cette période, mais je n'arrive plus à me souvenir en quelle année (1988 ?), j'ai eu l'occasion de monter pour la première fois à cheval. C'était lors d'une colonie de vacances dans les Vosges qui n'avait pas d'activité équestre, à priori. Mais juste à côté des grands terrains où l'on pouvait jouer se trouvait un pré dans lequel paissaient 3 ou 4 chevaux, et on était quelques uns à rester à les observer en rêvant. Un jour, une jeune fille est venue longer son cheval et nous a proposé de monter dessus. Le cheval me paraissait immense et pourtant je faisais partie des volontaires. Certains se sont tapés les fesses au trot, moi j'ai eu le droit au galop. A cette époque je ne savais pas que c'était une allure plus confortable que le trot. Tout ce que j'y ai vu, moi, c'est que le paysage défilait drôlement vite, que ça secouait et que j'étais perchée bien (trop) haut ! Au final, j'ai plutôt été soulagée quand ça s'est enfin terminé lol.

Ceci dit, ça ne m'a pas dégoûtée pour autant des équidés. Je me souviens d'une année où il y a eu des poneys non loin de notre maison. Du coup, dès que le temps le permettait je passais à travers champs et prés pour aller à l'école, au lieu de prendre la route. Comme ça je pouvais aller les voir, et même les caresser quand ils daignaient s'approcher de la clôture.

1990 - 1995 : Heillecourt

 

Losque j'ai eu 10 ans, nous avons déménagé en ville. Mes parents ont pensé qu'il serait bien que j'aie une activité physique qui me fasse m'aérer un peu. En effet, dur dur de s'occuper en ville quand on a eu l'habitude de passer une bonne partie de son temps libre à jouer dehors dans les jardins, vergers...

Du coup, j'ai été inscrite au poney club d'Heillecourt. Bizarrement j'adorais les chevaux et poneys mais je n'aurais pas pensé de moi-même à faire de l'équitation.

A cette époque, le poney-club d'Heillecourt était encore peu développé. Il n 'y avait que trois niveaux de reprises : débutant, moyen et confirmé. Il n'y avait presque pas d'installations. Les poneys vivaient au pré, la carrière était un grand pré, on n'avait pas de selles et pour créer des obstacles, on faisait avec les moyens du bord (murs de pneus ou de paille...).

Comme je ne pouvais pas venir à l'horraire du cours débutant du mercredi après-midi, j'ai dû commencer directement au niveau moyen. Heureusement que je connaissais déjà un peu les poneys. Et puis il y a eu Sucre d'Orge, LE poney idéal pour débuter, qui vous remettait d'aplomb sur son dos si vous étiez déséquilibré ! La première fois, on est partis en balade et j'ai même trotté ! Bon, je ne contrôlais pas le poney mais Sucre d'Orge savait se gérer seul. Pour la deuxième leçon, une cavalière m'a prise à part pour m'expliquer sommairement comment avancer, tourner et s'arrêter et hop, direct dans le grand bain avec les autres !

Du coup, j'ai rapidement progressé et ça m'a donné le goût d'apprendre plein de choses parce que j'avais bien du retard à rattrapper (c'est quoi une figure de manège ? le poney veut pas tourner/avancer, comment on fait ?...). Je me souviens qu'une fois les bases acquises, je me mettais presque toujours en tête de reprise, pour avoir à travailler les figures collectives plutôt que de suivre bêtement le poney de devant.

Petit à petit j'ai bien progressé, pris de l'assurance, dans une ambiance extra. A nous les courses plein pot dans les champs, les délires entre amis, la passion des poneys, les jeux parfois un peu dingues, les stages où on ne voulait plus quitter le poney-club et les premiers concours où l'important était réellement de participer (en s'amusant).

A cette époque, j'ai également passé mes 3 premiers galops. On avait la théorie, une pratique décontractée, sans prise de tête. La seule chose qui pêchait un peu c'était le côté technique. D'un autre côté à cet âge, on aurait pu être vite blasés par trop de technique mais là, j'avoue qu'il en manquait un peu.

Par la suite, le poney-club a évolué : plus de reprises et de niveaux, un manège, des selles (au début pour un poney sur deux)... Mais l'ambiance restait là, toujours sympa et familliale. Pas d'esprit de compétition, de "je fais mieux que toi" ou de "je me la pète parce que..." (je suis proprio, j'ai tel matériel...).

Je garde de merveilleux souvenirs de cette époque et de ce club. Et les poneys étaient vraiment extras ! (je pourrais parler d'eux des heures mais je le ferai plutôt dans d'autres articles, sinon ça va prendre des pages et des pages). J'ai aussi fait mes premiers pas à dos de pur-sang anglais là-bas, car la mono et sa soeur avaient des chevaux. On s'est faites embarquer avec la mono (pendant que les poneys restaient tranquillement au pas et nous regardaient partir) : premières impressions avec les pur-sang et leur envie de foncer... hum ! lol

 

1990 - 1995 : Pendant ce temps là...

 

Dès que j'ai été un peu à l'aise à poney, j'ai fait quelques stages et colos équestres en dehors du club pendant les vacances.

La première fois ce fut en Bretagne, on montait quasiment tous les jours, avec balades superbes, grands galops sur la plage... et séances interminables de trot enlevé dans la carrière. Je me souviens que j'avais été un peu déçue de ne pas faire partie du groupe qui allait dans un autre centre équestre où ils pouvaient faire du saut, des reprises d'un certain niveau... Mais d'un autre côté, je ne savais monter qu'à cru et non en selle, donc je ne savais rien du trot enlevé, de l'équilibre (même si à cru je m'y mettais juste le temps de sauter, mais avec des étriers je ne savais pas faire) et même de comment mettre une selle... Et puis dans le club où est allé mon groupe, on avait la plage tout près et du coup, pas de regrets, c'était vraiment géant pour les balades : grands galops sur la plage ou dans les dunes (attention ça secoue lol), s'arrêter boire un coup au bistrot du coin (heu, pourquoi les touristes regardent nos chevaux comme ça ? lol), découverte du bocage... Comme j'avais globalement un meilleur niveau que les autres, j'ai pu avoir quelques avantage : galoper de front avec la mono sur la plage et faire la course, monter une jument sur l'oeil en balade (on a croisé tout ce qui lui faisait peur, on est passés à l'endroit où elle s'est faite charger par un taureau... ce fut sportif lol), être en tête de reprise/balade...
J'en garde de merveilleux souvenirs et du coup l'année d'après on y est retournés avec mes parents, en camping, pour que je puisse monter dans le même club. Malheureusement le temps n'a pas été de la partie et je n'ai pas pu monter autant que je l'aurais voulu à cause de la pluie... Eh oui, c'est ça aussi la Bretagne !

Un autre endroit magique pour faire une colonie de vacances très orientée équitation fut la Jument Verte, dans le Jura. On vivait dans le centre équestre, on pratiquait 2 fois par jours (en général reprise le matin et balade l'après-midi) et même quand on n'était pas en "activité équestre", les chevaux étaient toujours présents. Des chevaux qui avaient la chance de retourner au pré toutes les nuits et y'a pas à dire, ça équilibre quand même bien leur mental. J'y ai monté ma première Andalouse (à cette époque l'appellation Pur race Espagnol n'existait pas encore), un demi-trait qui se prenait pour un poulain dès qu'une jument se trouvait dans le coin, Birki mon petit chéri, cocktail de prairie qui ne payait pas de mine mais avait un coeur gros comme ça, un cheval un peu dinguo mais avec lequel je m'entendais très bien... Bref, de super moments avec de supers chevaux. D'autant plus que les balades dans le coin ne manquaient pas et y'avait de quoi bien s'amuser.
Quelques petites chose choquantes tout de même, comme ces 2 étalons qui ne semblaient jamais sortir de leurs boxes, porte close même pour le battant du haut... ils vivaient isolés, dans le noir, sans se dépenser... et forcément étaient devenus complètement dingues. Quel contraste avec Holly, l'étalon de ma monitrice à Heillecourt qui était bien dans ses sabots et relativement bien gérable (même très bien avec un peu de fermeté et d'assurance). J'avoue que voir ces pauvres chevaux coupés du monde et complètement névrosés m'a fait beaucoup de peine.

Autre endroit, autre année, autre stage, en Ardèche cette fois-ci, dans un gite d'étape. Ambiance très différente, très tournée extérieur même si c'était un stage galop 3-4 (il me semble) orienté travail en carrière. Mais ça ne nous a pas empêchés de faire beaucoup de balades, dans des coins reculés idéaux pour ce genre d'évasion. Il y avait très peu de chevaux, la plupart de ceux du centre étant partis en randonnée pour une semaine, du coup chacun avait son cheval attitré. J'ai donc presque toujours monté Djebel, un amour de cheval sur lequel j'ai totalement craqué (j'aurais voulu repartir avec !). Ce pauvre cheval n'appartenait pas au centre, son propriétaire indigne le laissait là pour les vacances. Propriétaire indigne, non pas de le laisser mais pour sa façon de traiter son cheval ! Les propriétaires du centre ont appris que ce fameux proprio montait sur son cheval dans une petite carrière ou un rond de longe, le piquait des éperons, y allait de la cravache et si possible demandait à quelqu'un de donner des coups de chambrière pour faire avancer Djebel le plus vite possible, sur des cercles bien trop petits. Le pauvre cheval portait des marques de coups sur tout le corps (coups d'éperons, de cravache, de chambrière...) !
En arrivant au centre équestre, Djebel était tellement déprimé qu'un jour en balade il a trébuché et au lieu de se rattrapper, s'est laissé tomber la tête la première... Du coup quand je l'ai monté, il recommençait à travailler doucement et il fallait le soigner. Heureusement au niveau du moral, il allait beaucoup mieux. Le pré et les copains lui faisait beaucoup de bien. Il reprenait cependant un air malheureux dès qu'il était monté par les touristes qui, ne sachant pas le faire avancer (eh oui, il avait des foulées minuscules et n'arrivait pas à suivre les autres) prenaient systématiquement une cravache avec eux... Pour ma part, je n'ai pris ma cravache que la première fois (parce que la monitrice me l'avait conseillé), je ne l'ai jamais utilisée et ensuite elle est restée au gite. On n'avait vraiment pas besoin de ça pour se comprendre. Il faut dire qu'il savait être aussi tête de mule que moi, donc on s'associait très bien. Mes meilleurs souvenir de lui : quand on allait à l'abreuvoir, que je m'arrangeais pour qu'il soit le premier à boire et qu'il relevait la tête, l'eau dégoulinant de sa bouche, et regardait de haut les autres chevaux impatients pour les narguer !
Je garde aussi un bon souvenir de Jamela, une jument que j'ai montée une fois pour la remettre au ordres, après qu'elle ait mordu une petite. Cette jument avait vraiment une grande finesse et pour les slaloms, eh bien il suffisait de la mettre devant les plots et elle faisait toute seule.

1995 - 1998 : Pixérécourt

 

Comme je ne me voyais pas du tout aller dans le lycée de ma zone, boîte à bac en pleine ville, j'ai cherché autre chose avec mes parents (il faut dire qu'on venait de quitter la ville pour s'installer à nouveau à la campagne parce que la vie citadine ne nous allait vraiment pas). Et là un camarade de classe m'a indiqué LE lycée qui me convenait, un lycée agricole, avec la possibilité de faire une filière scientifique et avec... un centre équestre !
Evidemment j'ai sauté sur l'occasion. Lycée à la campagne, petits effectifs pour le bac (pas en seconde par contre : une classe de 33 élèves), la ferme juste à côté et plus loin le centre équestre. Avec des cours inclus dans le cursus et la possibilité de prendre équitation en option au bac. Seul petit sacrifice à faire : être interne. Mais du coup je pouvais passer tous mes temps libre à l'écurie et je ne m'en suis pas privée (enfin des fois je travaillais quand même) !

En seconde l'option équitation attirait beaucoup de monde alors on montait une semaine sur deux, l'autre semaine étant consacrée à la théorie, aux soins aux chevaux etc... En plus de ces cours, je montais une fois par semaine en reprise "classique".
C'est là que j'ai appris plus en profondeur la technique équestre, sur une cavalerie en partie composée de pur-sang arrivant des courses à qui il fallait apprendre beaucoup de choses. Très bonne formation pour appendre à apprendre au cheval (d'autant plus que m'entendant particulièrement bien avec ces chevaux, je les montais souvent). L'instructeur, Marc Cousinou, était vraiment super. On progressait énormément avec lui et dans un sens assez différent des clubs d'aujourd'hui, tournés sur les résultats immédiats, en bafouant allègrement les bases. Ca ne plaisait pas forcément à tout le monde, il était dur parfois mais toujours pour pousser les gens à progresser.

[la suite plus tard]

Commentaires (1)

1. Tangati 29/11/2011

Salut !
Je suis tombée sur ton site par hasard, et j'ai lu quelques articles...Je suis comportementaliste et entraineur. J'aurais aimé trouver une adresse mail pour pouvoir t'écrire un message en privé mais je n'ai pas trouvé ! Peux tu me l'envoyer ? Si ça t'interesse ! Merci

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×